C'est avec la gorge & le coeur crispé que je vais réécrire cette histoire. 26 Janvier 2oo4, ta naissance. Je me souviens, et je me souviendrais toujours, avoir reçu ce texto de papa, à 11h3o, je me trouvais dans le hall de mon collège. J'étais tellement heureuse à ce moment là, mais il m'avait bien tout cacher, j'ignorais ce qu'il se passait. Né a 7 mois & demi de grossesse, tu faisais 4kg5oo pour je ne sais combien de centimètres, ils n'ont pas eu le temps de s'en préoccuper. Quelques heures de plus et tu ne serais jamais sorti de là, je n'aurais jamais put te serrer contre moi & je ne l'aurais peut etre jamais revu, Elle. Tout ça s'est passé très vite, à peine sorti, tu n'as pas pleuré, ils ont pas eu le temps de voir ton visage, ils t'ont emmener, sans donner d'explication. C'est là, qu'on a commencé a comprendre. On s'est dit qu'il se passait quelque chose, que quelque chose n'était pas normal. C'était pas possible autrement. Quelque minutes plus tard, le médecin revient en disant que si on voulait te voir c'était en réanimation... De là, on ne comprenait plus rien, pourquoi ? On a jamais su la réponse. On venait te voir, derrière une vitre, on ne pouvait pas te toucher. Nous qui croyait que ça allait être temporaire.. 2 jours plus tard, on nous annonce qu'il faut te transférer dans un autre hôpital pour te faire soigner d'une maladie, tu ne t'alimentais pas, et pourtant tu grossissais. Le transfert fait, le cauchemar commence. Un putain d'hôpital qui était censé être spécialisé dans les enfants, nous a pourrit la vie. Ces putains d'enculés qui ne s'occupaient pas de toi, qui te laissais, seul, dans ta chambre. Heureusement nous, tous les jour, on était là, près de toi, on te parlait, toi qui était allongé, qui ne bougeait pas, dans ce putain de lit a barreaux et cette putain de chambre sinistre. Qui aurait pût imaginer une seconde que ça se déroulerais comme ça ? Moi qui était si contente de pouvoir enfin jouer le rôle de la grande soeur ! 1 mois qui passe, on te sauve la vie a plusieurs reprises, 2 mois passent et la on nous annonce que tu serais handicapé, le rêve s'écroule, notre vie s'écroule, mais on te lache pas, on reste la tous les jours avec toi. 3 mois passent, encore une fois la réanimation, ils te torturent. 4 mois passent et là, on est a bout, on te veux avec nous, a la maison, que tu découvres la vraie vie. On y arrive, on s'en sort, on galère pendant 2 petites années, je reste derrière toi, je t'apprends des choses, je t'aide a te muscler, je te fais faire des activités, je te fais manger, je te fais marcher. J'ai tout essayer malgré leur verdict, à cette médecine pitoyable. & par miracle, tu t'éveilles, tu commences à parler normalement, tu commences a marcher et là, la lumière s'allume dans nos yeux, le bonheure absolu, après tant de mois & d'années à se ronger, on a réussi. La maladie disparait, Un vrai miracle. Depuis tu as évolué comme un enfant tout à fait normal, même peut etre plus vite. Tu comprends tout, tu vois tous, tu cours tout le temps xD. Quelle joie de pouvoir me battre avec toi, rigoler avec toi, courrir avec toi. Ils nous ont pourrit la vie, tmtc que si jamais on pouvait, on irait tous leur prouvé que tout ce qu'ils ont put nous dire c'était FAUX. Un jour, quand tu seras plus grand mon coeur, je te raconterais ou te ferais lire cette histoire. On m'a toujours dit que j'ai été ta deuxième maman, & j'en suis fière, toutes ces choses que j'ai fait, que je fais et que je ferais toujours pour toi, c'est que du bonheur. C'est toi le petit soleil qui me donne la pêche le matin. Te laisse pas abattre mon frère, tu t'es toujours battus, & s'il te plait ne me laches pas, part pas comme ça, loin de moi ... J'voulais que tu saches que t'es le seule aussi petit être que j'aime comme ça. C'est inimaginable.